intrigue en cours Entre les Enfants de Prométhée et l'Ordre de l'Hydre, la guerre semble à présent inévitable. Les uns comme les autres se préparent à l'affrontement. De son côté, le Conclave Écarlate peine à se faire à l'absence des Fawkes et au nouveau leadership des Ackerman. À moins que les laboratoires d'Amaranth Pharmaceuticals ne fassent de grandes découvertes dans peu de temps, ou que le Conclave ne mette la main sur un immortel, il se pourrait bien que ces tensions coûtent cher à l'organisation... Et après être longtemps resté dans l'ombre, un vieil ennemi s'apprête à refaire surface.
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 Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires

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(#) Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 17:29



this is who I am this is my story
Ceallach Heathcliff
Si Vis Pacem Para Bellum
NOM ET PRÉNOM : L’irlande qui suinte des pores de sa peau. L’ecosse qui gorge ses yeux. Un mélange aux contours celtes irriguant ses veines. L'île émeraude dans le tintement de son patronyme, saupoudré par le gène maternel écossais. Et puis Les syllabes qui s’enroulent autour de jolies boucles blondes sur un teint platiné ; faut dire qu’on s’attendait pas à ce que ça soit une fille lorsqu’elle pointa le bout de son nez. C’était pas écrit. Ils ont toujours eu un mâle en tant qu’ainé dans la famille, alors quand la gosse a gémit pour la première fois et qu’entre ses jambes aucun phallus ne vint à corroborer le mythe généalogique, ce fut la débandade pour tout le monde. C’est à dire qu’on avait misé sur son entrecuisse pour reprendre le flambeau familial et asseoir la prospérité de leurs noms. Alors, a peine arrivée, on l’avait flanqué d’un prénom masculin - qu’elle se débrouille avec ça et avec le poids de la déception familiale : Ceallach.  Mais elle est mordante Ceallach. Elle n’est pas de ses fillettes qui brame à la moindre bousculade et rechigne à s’imposer face aux stéréotypes selon lesquels une midinette ne sert qu'à glousser et à jouer les potiches au milieu d’un match de football en gesticulant comme un lombric, le nombril à l’air. Elle porte bien son nom Ceallach. Ceallach, c’est la lutte acharnée, le combat féroce. Ceallach c’est sa langue qui claque, qui résiste et qui grince ; parce qu’elle ne desserre la mâchoire que pour montrer les crocs Ceallach ; et faudrait pas voir à se moquer d’elle et du nom d’homme qu’elle porte comme une armure et non comme une chaine.
Quant à son nom… Si elle ne s’en souvient pas, elle est pourtant née O’Brien de son père Irlandais. Et si le célèbre Roman de Orwell a laissé une empreinte acide de ce patronyme en raison de la trahison amère de l’antagoniste principal du héros, elle n’a gardé de cet héritage littéraire que le côté revêche et rusé du personnage. Ironie du sort, lorsque l’on sait qu’elle est finalement devenue journaliste politique dans la volonté viscérale de dénoncer les systèmes afin d’en absoudre la liberté volée à leur peuple. Pas de bien. Pas de mal. Juste cette nécessité  de se libérer de tout clivage pour ne jouer qu’avec ses propres règles. Aujourd’hui, elle arbore le nom de Heathcliff. Détachée de son lignage d’antan, ce ne fut que lorsqu’elle tourna les pages des Hauts du Hurlevent - premier livre dévoré - après son retour inopiné à cette vie et tout souvenir effilochés dans son esprit, qu’elle se décida à revêtir le blase de cet Homme un peu hostile qui vécu son amour par la malédiction de la mort et au travers le fond de son âme noircie d’obsession amoureuse de celle qu’on lui arracha dans la continuité d’une tragédie écarlate ; ça lui était venue comme ça, lorsqu’elle avait laissé tomber une larme - incontrôlée -  sur la page jaunie du bouquin  ; poussée par une résonance dans sa propre cage thoracique et guidée par l’écho de ce qui résonne encore dans son sépulcre sans qu’elle n’en connaisse la cause. C’est une histoire qui l’a toucha et qui, à l’instant même où elle termina le récit, lui imprima un sentiment familier sur le myocarde ébréché… Aujourd’hui, elle se sent en accord avec le pseudonyme emprunté.  DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Belfast. Irlande du nord. Elle poussa son premier cri en 1948, peu après la guerre qui défricha les comté et les pâturages. C’est dans les quartiers humides des rues de la capitale de L’irlande du nord qu’elle grandit. Fillette des bas fonds de la ville, les genoux toujours écorchés à courir après sa liberté juvénile dans la volonté farouche que jamais elle ne lui échappe, pas même lorsque l’âge de raison viendrait à la prendre. Elle garde chaque brique de chaque mur dans son coeur comme le seul havre qu’elle connaisse. Cependant Délogée de sa terre de naissance aux alentours de ses 10 ans pour retourner fouler le sol écossais que sa mère porte dans sa lignée, elle apprend a aimer les plaines verdoyantes  tout autant que les falaises vertigineuses vers lesquelles elle reviendra à ses 18 ans. Ce qui est certain c’est que la fillette au coeur folklorique affirme ses origines gaélique dans chaque particule de son corps. DATE DE LA PREMIÈRE MORT : Une sale affaire ; le genre qui flingue coeur en même temps que le crâne d’une balle de 9mm. C’est une histoire qui dégouline le sang… Mais qui transpire l’amour surtout. Crever pour des caresses, et s’engluer dans un regard en  laissant finalement le monde se désagréger dans sa propre tyrannie ; c’était ça, son purgatoire, c’était lui son refuge. Alors quand ils arrivèrent pour lui dérober son existence à ses côtés, elle ne se laissa pas faire. Et à la manière d’une partie d’échec, la Reine protège toujours son roi comme dernier rempart à sa prise de force quitte à y perdre la vie. Sauf que cette fois-ci…cela ne suffit pas. Il y  eu un coup de feu. D’abord, elle ne senti rien, cherchant simplement du regard le bruit de la détonation - inquiète pour l’Homme - pour finir par tomber sur un glock en direction de son buste. Son corps se contracta sous l’effet de surprise avant que la douleur ne lui strie les entrailles. Les yeux affaissés sur son ventre, elle observa les fibres de son tee-shirt blanc se colorer de vermillion pour empourprer finalement l’intégralité de son vêtement. Ca devait pas être joli à voir. C’est sur son visage à lui qu’elle tenta de trouver un peu de chaleur au milieu du froid qui l’assailla et ravagea sa chair d’un blizzard indescriptible. Ses yeux comme repaire. ses yeux.. Ses… et son esprit qui s’ankylosa de brume. Quelques mots qu’elle chuchota à son oreille lorsqu’il s’épancha au dessus de sa carne. Et dans le sourire éphémère d’une lumière qui la quitta, c’est sur les lèvres amère qu’elle scella une dernière fois sa fidélité. Ce fut le 14 avril 1988 que Ceallach rendit pour la première fois ses armes de guerrière.   GE : Le visage sculpté par une quarantaine à peine entamé : Le teint de porcelaine raturé d’expression sauvageonne et enduit d’un air fauve. Si son âge s’est paralysé dans l’éternité de ses quarante ans, en vérité, c’est 73 hivers ayant défilés devant ses yeux bleutés. HABITATION : Pas vraiment d’ancrage pour l’instant, la belle glisse au travers du filet social sans jamais établir de repaire à ses escapades. Trop Instable. trop Sauvage pour s’emprisonner dans le carcan d’un quotidien parfaitement huilé derrière quatre murs de béton. Il n’y a qu’a Belfast où elle se sent chez elle pour le peu qu’elle y reste. PROFESSION : Jadis, Journaliste d’investigation indépendante ; elle fut de celles qui defraya mille fois  la chronique à grand coup de plume caustique et provocante. Qui provoqua des raz de marée dans la société. Resquiller l’information. Affaiblir les tactiques des affaires publiques.  Dénoncer la démagogie sociale et politique en faisant couler autant d’encre que de vérités ; un credo qui fit d’elle une adversaire redoutable dans le jeu des pouvoirs et lui octroya la place de cible à abattre pour les uns ou d’alliée de taille pour les autres. Pour autant, seule son indépendance compta à l’instar de sa liberté qu’elle s’égosilla sa vie durant à clamer à grand renfort de bravades impitoyables. Et aucun clivage ne put la museler, Ceallach. Car l’effrontée n’a jamais été de celle à qui on acheta les faveurs ; et s’il s’avère que sa langue su claquer sa rébellion d’un système frelaté par l’ambition et l’arrogance tout autant que l’opportunisme et l’argent de ses patriotes, sa motivation ne bascula que par amour d’un Homme pour lequel elle paya la fidélité de sa vie entière. Aujourd’hui, même en ayant oublié son existence humaine, elle garde cette fringale de révélation en se faisant Reporter sans frontières mettant à mal bien des gouvernements et bien des groupuscules. Moqueuse du danger, libérée de ses chaines ; Ceallach ne souscrit à aucun autre contrat que celui qu’elle passe avec elle-même dans la volonté fulgurante de faire fléchir  les régimes et les Hommes de sa poigne de fer. STATUT CIVIL : Y’a comme un trou dans sa poitrine : Le palpitant s'essouffle dans une chamade sans volupté et sans ivresse. Et tandis que les battements du myocarde se dézinguent par des sensations manquantes, ce sont les ecchymoses sur l’âme qui scelle finalement sa solitude jusqu’à lui bloquer la trachée. Y’a une saleté de dysfonctionnement, la dessous - Un rouage mal foutu qui fait rouiller son coeur et oxyde son veuvage de fortune. Celibataire, mais vide surtout - parce qu'elle ne veut personne, Ceallach, sans vraiment savoir pourquoi, elle sait cependant que la place entre ses côtes est prise depuis bien longtemps déjà. Ne reste qu’une mémoire olfactive fanée derrière son corsage et des lambeaux d’une passion dévorante dont elle n’explique pas la cause mais qui jamais ne la quitte.  ORIENTATION SEXUELLE : Bien trop libre pour se cantonner à experimenter la seule couche des Hommes, Ceallach a toujours été de nature aventureuse jusque dans le lit de son propre sexe. Si avant lui, ce n’était pas les liaisons qui lui manquaient, à l’instant même où il pénétra ses pensées,  elle ne voulu toucher aucun autre corps que le sien. Aujourd’hui encore, elle garde le fantôme de cette sensation au creux des reins. DONS ET CAPACITÉS : Clairvoyance. Difficile à appréhender mais Ô combien utile dans le prolongement de l'intuition dont elle était déjà munie jadis, lors de sa première vie. Elle a encore bien du mal à le maitriser au vu de son manque d'expérience en tant qu'immortelle, et c'est souvent chaotique dans sa tête au point où elle ne sait pas vraiment quoi en faire. Mais le don lui a parfois permis d'en apprendre plus sur elle  et surtout sur son passé qu'elle se trimballe. Reflexes accrues. un don lui étant fort salutaire lorsque le combat rapproché est necessaire. Elle, grande combattante s'est vu attribuée une capacité boostant déjà celles qu'elle prit tant d'année à polir. Le seul inconvenient : elle a bien du mal à se remettre en haleine. FACTION : Les vagabonds lui va comme un gant. Elle qui arpente ce monde avec l’impression un peu étrange de ne pas être entière, d’être rouillée dans cette mécanique qui s’évertue à tourner dans le mauvais sens.. GROUPE : Si Vis Pacem Para Bellum. Pouvait-il en être autrement? Elle qui a passé toute sa vie à dénoncer les autres. Non par désir de paix mais par souci de vérité. AVATAR : Katheryn Winnick CRÉDITS : écrire ici.
[Irréductible]Ils ont été nombreux à s’éclater la figure contre son tempérament en acier trempé à Ceallach. Irrévérencieuse et insolente. Audacieuse et véhémente. Fatale, surtout. On ne se remet jamais vraiment d’une rencontre avec elle, parce que Ceallach, elle est aussi imprévisible et dévastatrice qu’un jour d’apocalypse. Aussi belle et étonnante que la foudre. Belle bordel ; du genre qu’on ne voit qu’une fois dans son existence et qui laisse un souvenir impérissable. C’est un électron libre qui n’en fait jamais qu’à sa tête sans jamais se préoccuper des conséquences qu’elle sème sur son passage : se refusant à rentrer dans des cases étriquées. Ceallach, Elle ne s’acclimate pas à la réalité carencée qui considère le double chromosome X comme de la faiblesse. Et sans cesse,  elle lève le poing et s’oppose à tout. Tout ce qui pourrait la museler et la pousser à verrouiller sa voix - non par caprice, bien sûr,  mais par nature profonde. C’est ce qu’elle est, en définitive : Inapte aux compromis,  façonnée d’extrêmes - fignolée à son comble par une capacité outrageuse à envoyer valdinguer tous les préjugés que son sexe sous-entend. [Beretta 92 FS] Téméraire mais pas naïve, Ceallach ne se déplace jamais sans son Beretta. Une arme qu’elle entretient minutieusement  - rouages huilés, crosses polies, vérifications détaillée - et avec laquelle elle tire deux fois par semaine dans un stand de tir afin de policer sa dextérité au maniement de flingues. Après avoir testé les glocks, les sig sauer, les Heckler & Koch, les armes manuelles, les armes semi-automatiques, les pistolets et les revolvers, c’est finalement sur la marque italienne de semie automatique en double et simple action -  très utilisée en tactique militaire - qu’elle a jeté son dévolu. Un peu lourde dans la prise en main, c’est vrai, mais suffisamment fiable et résistante pour garantir un tir précis. Ce petit bijou à la facilité d’utilisation fluide et malléable, lui est indispensable dans chacune de ses escapades périlleuses. Elle sait les dangers qu’elle encourt en raison de sa langue venimeuse et inapprivoisable qui lui sied si bien, alors bien sûr, elle fait attention à tout. Coup d’oeil par-dessus son épaule tous les 15 mètres. Déplacements discrets et silencieux parfois furtifs. Ceallach a pris des habitudes instinctives pour garantir sa survie  ; elle ne se placera jamais dos à une vitre et ne commandera jamais plus d’un verre d’alcool dans un endroit dont elle ne connaît pas la topographie de peur que ses instincts en soient désinhibés. Question de préservation personnelle bien sûr.[Combattante] Art martial : Taekwondo. Combat de Percussion-préhension dit “ de contact” : Sambo. Self Defense : Krav Maga. De quoi nourrir la férocité en veille de ses instincts animal.  La belle sait se délacer le corsage lorsque on lui cherche la bagarre. Loin d’irriguer sa chair de lait : Dans ses veines coule un feu incandescent ; de la lave en fusion corrodant ses sens de véloces réflexes. L’âme belliqueuse qu’elle se trimballe derrière la ligne aiguisée de ses canines sur des lèvres purpurines, lui accorde l’audace de pourfendre autant que molester ses adversaires de quelques allonges enragées - et pas l’temps pour les pipeaux qu’on pourrait vouloir lui servir entre deux frappes. Fauve en embuscade, elle a tout de ces prédateurs dont il faut craindre la présence et qu’il vaut mieux ne pas traquer pour peu que  l’adrénaline humecte son système nerveux. Alors c’est vrai, elle s'entraîne dur, Ceallach, depuis jeune déjà, elle a toujours senti comme une passion animer sa carne dans tous ses excès : quelque chose de fort, quelque chose d’ardent. Quelque chose qui blaste sa modération et vient vivifier ses pulsions. Mieux vaut donc des ecchymoses sur la peau, qu’une vie à peine entamée à se vautrer dans la pondération. croquer autant que griffer. Prendre sans jamais demander. Elle va et vient dans ce monde en ne s’encombrant d’aucune peur ; et si elle clamse - à nouveau et définitivement - alors elle aura vécu, et dans  ce monde aseptisé, résonnera encore l’écho de ce qu’elle était.. Elle te fera mordre la poussière Ceallach, si tu essaies de la dompter ; te voilà prevenu.[Terres Gaëliques] Terre brûlée au vent, des landes de pierres autour des lacs. Elle respire de chaque pore de sa peau cette atmosphère un peu mystique qui émane des terres celtes. Les nuages noirs au-dessus de la tête, c’est la bruine qui gorge pourtant son sourire. Elle aime vivre là, au dessous d’ un soleil qui ne brille qu’au travers de  la pluie arrosant les pâturages sans fin de vertes horizons. Ses idées colorées par les vieux mythes d’antan, Ceallach arbore la fierté de ses origines comme un bracelet d’or autour du poignet dont elle tire cette liberté si chère. Verte Erin. L’Irlande, indélébile dans son coeur.  Il n’y a aucun autre endroit qu’elle aime autant… Si ce n’est l’Ecosse. Sol de brume et de bruyères. Rocailles sur les Loch autour desquels elle flânait jusqu’à en esquinter ses godasses de boue et de poussière en imaginant mille histoires fantastiques à raconter le soir devant le haggis traditionnel de sa mère. Cette autre patrie, tatouée dans ses gènes dont elle ne se détache jamais par la fine membrane de son âme ; pas même lorsqu’elle s’éloigne des châteaux et des histoires de fantômes dont elle frissonne encore à la simple évocation - de nostalgie bien sûr. Alors bien sûr, elle promulgue son identité de Gaël, Ceallach ; de cette langue qu’elle parle couramment et dont elle se sert souvent des inflections rugueuses pour agrémenter son quotidien.[Jurons] Poge Ma Maho ! s’égosille t-elle le plus souvent en pestant contre le monde entier. l’exclamation  n’a d’élégant que la sonorité, d’ailleurs. Pour le reste, quiconque en connait la signification sait qu’il n’est guère agréable d’entendre de tels propos dans la bouche d’une femme - et de qui que ce soit en définitive. Pourtant, elle n’y peut rien Ceallach ; jurer comme un charretier - en gaélique, en anglais, peu importe - est souvent l’appui d’une éloquence familière quoique parfois un peu trop vulgaire pour son interlocuteur : la bonne affaire ! Si celui qui partage sa conversation s’attend à une verve cirée, il risque de pas mal déchanter le bougre. C’était déjà le cas a l’ère où les femmes n'avaient pour seule raison d’ouvrir la bouche que pour satisfaire leur mari ; Ceallach se libérait déjà de gueulantes pavoisées de sobriquets en tout genre. Aujourd’hui, rien n’a changé : Ceallach ponctue ses palabres a grand renfort de “ Fuck it “ de “Jesus Christ” et de “A Dhia”, elle n’y fait d’ailleurs même plus attention, c’est devenu une habitude linguistique qui n’a plus rien d’anormal à son sens. [Carcan] Aucune menottes autour de ses poignets. Aucune laisse autour de son cou. Et surtout : pas de muselière pour empêcher la lionne de rugir sa liberté. C’est ainsi qu’elle va, Ceallach ; détachée de toute sujétion, se confrontant sans ménagement aux diktats sociaux ; elle mène sa barque dans l’émancipation la plus totale de cette foutue règle archaïque selon laquelle une femme accomplie est une femme dont le doigt se trouve cerclé d’une alliance.  C’est pas faute qu’ils aient essayé, ses parents, ses amants surtout. Mais bien que son éducation catholique lui ai entonné le doux sonnet des joies Ô combien réjouissantes du mariage – et de ses devoirs – Ceallach n’a jamais adhéré à l’idée de se confondre dans une mécanique pompeuse d’un quotidien ordonné et monotone jusqu’à en effacer l’entièreté de son identité pour quelques crédits à la conso et des marmots en bas âge. Elle ne supporte, d’ailleurs, pas l’idée de se sentir domestiquée et cantonné au seul rôle que son sexe se traine en héritage de centaines d’années patriarcales. Non elle refuse. Pas par rébellion. Ni par fantaisie sexiste. Mais simplement parce qu’elle est bien incapable de se conformer à ce qu’on voudrait qu’elle soit ; cette femme là, assujetti aux règles conjugales  n’existe que dans le doux fantasme des Hommes qui se pense assez malin pour dompter la belle au point de l’y en retourner le cerveau.  Elle est de celles qui se moque outrageusement. Qui lève les yeux aux ciel lorsque qu’une pauvre fille s’extase devant les robe meringue blanche. C’est pas pour elle tout ça. Ça frôle même le fantasque tout ça. Alors evidemment, elle  ne lésine pas à partager la couche de ses amants pour quelques heures... Mais y’a jamais rien de plus parce qu’elle ne peut pas donner plus. l’amour est une vaste arnaque à laquelle elle refuse de se prête.Et pourtant… Malgré l’opinion tranchée qu’elle porte avec obstination à chaque fois qu’elle se fait volage, la belle en a oublié une chose. Quelque chose qui aura tôt fait de lui revenir en pleine figure avec la violence d’une balle dans le coeur ; On ne tombe pas amoureux… On se fracasse la gueule par terre. Ça prévient pas. Et quand l’horizon se retrouve à la verticale, il n’y a plus rien à faire d’autre que de placer ses pions sur le jeu de dupe que la passion exige dans son intégralité – quitte a y laisser sa peau et sa chair, en tribu. Quitte à y laisser son âme, en gage. Quitte a y laisser toutes ces choses qui flattait les idées. Ouais, ça arrivera comme ça ; un truc dément qui prend au tripes et la laissera exsangue de tout : même de ces idées catégorique selon lesquelles elle ne peut être la femme de personne Ceallach. [Solaire] Bien que la véhémence ruisselle de sa langue venimeuse autant que de ses gestes farouches, Ceallach n’en est pas pour autant de un ces fauves solitaires qui radotent leur asociabilité. Fureur de vivre dans les gènes, elle vit des notes tenues de ses propres désirs sans se préoccuper du bourdonnement des bonnes moeurs. Alors il n’est pas rare de la voir s’essoufler dans les pubs en sautant à pieds joints sur les tables en bois pour faire résonner ses talons de la gigue qu’on lui propose. C’est d’ailleurs devenu son jeu préféré lorsqu’elle ne sait pas de quoi demain sera fait : Éclabousser la bien pensance de ses danses lascives ou destructurées et rire à gorge déployée jusqu'à ce que sa tête lui tourne et que le vertige la submerge de sa propre liberté. Elle se marque de chaque instant -  comme un tatouage indélébile gardé prisonnier dans chaque particule de son être, comme bijou venu d’une autre terre, d’un autre âge. En définitive, Ceallach est resté en filigrane, cette enfant insoumise qui implique fraicheur et mutinerie. Sa liberté ? Elle s’y accroche, elle s’ y agrippe, elle s’incruste, se cramponne, elle rampe même parfois ; parce qu’il n’y a pas d’autre choix, il n’y a pas d’autre limite que celles qu’elle édicte. Aucune. Toute pensée exigüe lui est étrangère car l’infini est sa mesure et l’absolu son oxygène. Ceallach, il faut la découvrir par delà sa peau de scandale, il faut l’écouter jusque dans l’os, lui déshabiller les lippes de ses mots pour mettre à nue toute sa passion. Elle viendra frôler les insomnies, Ceallach. Elle s’écorchera à vibrer plus loin qu’elle même et entretiendra cette flamme qui la fera danser dans l’apocalypse de son immortalité pour ne pas avoir de regret, pour avoir vécu de manière à aimer la mort autant que la vie.[Catholique] Pas qu'elle soit une grande croyante Ceallach. Bien au contraire. Elle a bien essayé d'y croire à un moment, mais elle est persuadée que s'il y a eu un Dieu a un moment donné, il s'est probablement tiré de l'univers en les abandonnant à leur propre déshumanité. Pour autant, elle a reçu une éducation religieuse stricte de la part de ses parents. Catéchisme et tout le toutim dont elle n'a jamais vraiment adhéré. Prières, chapelet,  crucifix... Un quotidien bercé d'un credo dévotieux qui a fini par totalement la répugner de cette croyance. Alors, à celui qui tendrait à croire que c'est par foi qu'elle appose sa pierre dans le conflit d'Irlande, elle risque de répondre à grand renfort de poing dans la figure. [Bluff et Echec et mat !] S'il y a bien une chose en quoi elle excelle, ce sont les jeux stratégique. Depuis sa plus tendre enfance, Ceallach voue une affection toute particulière au jeu d'echec. Une lubie tenue par son père qui lui apprit les bases dès ses 6 ans. Travailler ses reflexions, jouer de sa matière grise, observer, déduire, anticiper... Une cérébralité qui lui a d'ailleurs permis bien des manoeuvres dans son métier en aiguisant son esprit à plus de clarté et de synthèse. Alors bien sûr, à chaque âge son plaisir ; à 15 ans, il n'était pas rare de la voir trainer autour des tables de poker lorsque son père s'y rendait pour jouer quelques parties. Ce fut pour elle une vraie révélation - bien plus intense que le jeu d'échec, bien plus perfide aussi. Tout miser et prendre le risque de tout perdre, voilà une notion avec laquelle elle fut fort aise. Véritablement disposée à la matière, elle acquis rapidement des facultés d'analyses et de spéculation avancée pour son jeune âge, si bien qu'elle remplaça bien vite son père aux parties entre amis. Aujourd'hui, elle affûte encore sa dextérité dans des salles de casinos ou dans des pubs et même des arrières salles clandestines dans le seul but de ... Gagner bien sûr. [Mecanique] Ainée d'une famille de mécaniciens, Ceallach fut bercée par les bruits de moteurs ou des cliquetis métalliques. Si à l'époque de la naissance l'entreprise en 1920, ce métier n'était le résultat d'une technique chevronnée dont seuls les bourgeois pouvait s'offrir les services, En 1950, l'industrie prit un autre tournant, projetant les O'Brien sur le devant d'une manufacture florissante. Ceallach eut donc la chance de tout apprendre des automobiles, de leurs rouages, de leur mecanismes et autres engrenages et de leurs évolution, surtout. Une passion qu'elle garda même en grandissant. Ses faveurs allèrent avant tout vers les moto, sur lesquelles elle passait souvent des heures à remonter les pièces, pataugeant dans cambouis et huile de moteur se jurant qu'un jour, elle conduirait un de ces engin aussi rapide que la foudre. [Alastair]Elle l'a dans la peau. Depuis la première fois où elle l'a vu d'ailleurs ;  l'arrogance marqué sur sa trombine enragé et les lippes retroussées sur ses crocs qu'il fit claquer à son apparition ; il était là, comme à l'attendre, elle, au milieu de ce pandémonium qui deviendrait finalement son foyer de perdition. L'enfer ne lui avait jamais paru aussi beau que dans son regard obscur et ce fut tête la première qu'elle se laissa engloutir par le magma de sombres tentations qu'il lui proposa bien malgré lui. Oh, elle ne l'épargna pas de ses morsures venimeuses, cet Homme. Elle s'était tant plu à dilater ses pupilles d'homme de quelques palabres aiguisées comme des couperets : à tout lui prendre pour tout lui rendre en un claquement de doigts salvateurs ou exterminateur. Resquiller son coeur. Ecorner sa peau. Inoculer sa fièvre dans sa chair et jouer de ses lèvres souveraines pour lui faire hurler son prénom jusqu'à ce qu'il s'en essoufle. Alastair, devenu une passion téméraire; portée à son comble jusqu'au délire, mue par un besoin viscéral irrévérencieux que chaque particule de son être lui appartienne. Alors, si sa mémoire grésille encore, sa peau, elle, le porte dans chaque frisson déployé sur son épiderme.
PSEUDO : SDL PRÉNOM : Lili AGE : 29 aujourd'huiiiii OÙ AS-TU CONNU LE FORUM ? j'ai checker partout. UN AVIS, UNE SUGGESTION ? VOUS ETES TROP CHOUPINET ICI LE MOT DE LA FIN ON EN A GROS (non)
[25 mars 1948] Le cri a percé. Personne ne s'y attendait. Et dans les couloirs, on marmonne déjà qu'il y a eu comme un coup du sort. 9 mois à façonner une chimère  
et une destinée toute tracée. Pour autant, il y a des surprises qu'il est bien difficile de récuser. Elle. Rien entre les cuisses qui ne saurait présager la continuité du patronyme, rien d'autre que l'espoir essouflé que son sexe apporte en héritage.[1948 - 1958] Belfast.  Ses briques rouges et ses teintes grisâtres dans l'humidité du smog. Elle y a vécu dans les éclats de rires, pourtant, à courir jusqu'à en encrasser ses godasses, aspirant à revoir la composition monochromatique des murs de la villes dans des nuances de vie, des nuances d'elle. Sa couleur, elle l'a porté dans son petit coeur colibri, Ceallach. Virevoltante au rythme de ses jeux de gamine impudente que rien n'effrayait, pas même l'orage lorsqu'il grondait au dessus de sa tête pour scinder le ciel en deux. Le tonnerre, ce fut elle ; avec ses  menottes solidement fermées autour de la tempête pour en faire un lasso de fortune. Le déluge dans les guiboles. Le typhon dans ses risettes. Y'avait elle, et puis y'avait le reste... Peu prompte à laisser le crachin irlandais dégorger ses rêves de môme - elle réinventait chaque jour les heures comme si elles étaient les dernières du microcosme qu'elle avait tissé de ses doigts fluets. Dans  sa cage thoracique, elle garda alors chaque nuée pâle, chaque kyrielle de pluie morose, chaque ouragan ravageur comme empire où ériger son domaine. Et en définitive Ce n'est pas Ceallach qui fut hantée par la ville, mais la ville qui fut  possédée par la fillette  [1958 - 1966] Inverness. L'autre rivage de ses origines. Les loch à perte de vue et la cornemuse en fond sonore sur ses idées polissonne. A se trimballer sa trogne de sale gosse jusque dans les highlands, porter sa liberté sur la terre de ses aïeux - ceux là même ayant combattu pour la leur sans jamais s'en investir. Elle respira, Ceallach ; les embruns de sa jeunesse dans des arômes d'impertinence, et grapilla  encore l'aube de sa vie dans l'éveil de ses sens et la férocité de ses caprices. Nulle autre contrée n'aurait put nourrir autant sa soif d'indépendance que celle qui vit périr la sienne dans le sang et les larmes. Alors, le sol ancestral garde encore le goût de ses premières fois et aujourd'hui elle arbore encore l'Ecosse comme une estampille inaltérable sur l'âme. [ juin 1966] Y'a du grabuge sur sa terre natale. Le sol s'imbibe de sang, s'imprègne de violence… Et sur le terreau des croyances, fleurissent les balles. Elle regarde les images en noir et blanc qui se succèdent sur l'écran de télévision du pub où elle trime en tant que barmaid - Elle sait pas trop quoi faire de sa vie, du haut de ses 18 ans. Pourtant, à l'instant où le chaos se placarde sur ses rétines en grouillement intempestif de terreur, Ceallach se sent prise par un sentiment acerbe d'insurrection. Le chiffon dans la main, le verre dans l'autre, elle se stoppe dans ses gestes pour fixer le poste. Le raffut d'ordinaire si enjoué du bar laisse place à un silence de mort... De morts. Des gens crèvent, là d'où elle vient. Belfast n'est plus qu'un lambeaux de chair pourpres et d'os calcinés - où sont ses rêves d'enfants ? Où sont-ils Ceallach ? Ceux qu'elle poursuivait à en perdre haleine dans ce dédale de rire et de chimères au milieu du parpaing grisâtre et de la bruine. Poing qui pilonne le comptoirs dans un bruit sourd, le bourdonnement à ses oreille, tout autant. Ils ont profané le sol de ses ancêtres de larmes et de bris de verres. Ils ont mutilés ses souvenirs de leurs domination factice. ça lui revient comme une gifle en pleine figure ; tout ce qu'elle y a laissé, là bas. Alors faut qu'elle revienne la fillette. Faut qu'elle lui dicte à nouveau un conduite - de celle qu'on ne trou pas par la brenneke. Son sac sera fait dans l'heure ; elle sait ce qu'elle veut , désormais, Ceallach. Et ce qu'elle veut, c'est continuer de courir après la liberté.[1966 - 1972] Elles sont rares, les nénettes de son genre. Toutes sont déjà maquées, prête à engendrer quelques marmots pendant qu'elle, elle se débat avec ses idéaux. Libre comme l'air, mais surtout féroce comme les fauves. Son engagement n'a rien d'un anneau autour de l'annulaire mais d'un stylo entre son pouce et son index. C'est sa voie ; creuser, déterrer, informer, sucer jusqu'à la moelle tous les secrets qu'on lui dissimulerait. Sur les banc de l'université déjà, elle avait cette façon bien à elle de scandaliser son auditoire en faisant couler autant d'encre que de confidences. Jamais de dentelle autour de ses mots, Ceallach dégoise la vérité dans la brutalité de la réalité. Et elle s'y prête, cette réalité dont la doctrine sanglante s'édifie sur les fondations de discordes ancestrales. La religion ? Elle s'en cogne, Ceallach ; si même les paternels n'ont pas su la convertir de leurs prières, ce n'est pas eux avec leurs saloperies de fusils et leurs bombes qui l'endoctrineront. Il n'y a pour elle qu'une seule providence : celles qu'elle s'impose dans sa recherche inaltérable de ce qui est caché dans la poussière. La foi n'est qu'un leurre, elle le sait Ceallach. Les conflits, les guerres, toutes ces choses qui poussent l'humanité à prendre les armes ne trouvent leur source que dans le besoin d'hégémonie humaine et non pas dans cette justification bancale de Dieu auquel croire ; parce qu' il n'y a que le business, le pouvoir, l'argent qui puisse acculer les sociétés dans leurs propres haine au point de s'entredéchirer - c'est devenu son fond de commerce à la longue que de remuer cette certitude avec provocation, moquerie et sarcasme. Pour taper, là où ça fait mal. Alors, aujourd'hui, c'est sous un pseudonyme qu'elle dénonce. Dans un petit journal qui n'a certes pas le standing de la grande presse mais qui fait doucement son chemin dans les rues de Belfast. Ce n'est que lorsque le directeur sera retrouvé mort d'une balle dans la tête - suicide lui dira t-on sans qu'elle n'y croit vraiment - que Ceallach prendra son indépendance. Puisqu'ils essaient de les faire taire, elle s'égosillera encore plus la belle.  [30 janvier 1972] Broken bottles under the children's feets, bodies strewn across the dead end street. Il est tombé comme tombe une feuille en hiver : mort, le corps craqué sous les décombres de la violence. Elle ne savait même pas qu'il serait là. ça devait pas se passer comme ça. Non... Si elle avait su. Le goût âpre de la rage dans la bouche et celle du fer de son sang dans la gorge nourrirent une toute nouvelle colère. Elle n'entendit plus les balles qui sifflèrent au dessus de sa tête même lorsqu'elle fit face aux uniformes ; le regard embrasé de férocité. Rapidement, elle avait fait rétrospection. Elle était venue pour couvrir l'information ; la manifestation devait être pacifique. C'est ce qui avait été annoncé, c'est ce en quoi ils avaient tous cru quand ils avaient entamé leur marche pour leurs droits. Mais Ceallach n'avait pas été dupe ; dans un climat aussi tendu entre l'IRA catholiques et les soldats britanniques protestants, elle avait flairé l'effervescence mortelle - parce que y'a des différends qui ne se règles jamais dans le calme. Elle s'en foutait bien, elle, de clamser - ça lui paraissait une fin justiciable, d'ailleurs, depuis l'instant même où elle fit de son crayon à papiers une arme de destruction massive. Mais pas lui. Et pas comme ça. Pas pour des croyances familiales et politiques auxquelles il n'y comprenaient rien. Ce fut trop tard qu'elle apprit la présence de ses parents à Derry - et de son jeune frère Kevin. 17 ans. Trop jeune. Trop tôt. Trop... Tard. Trop tard.... Trop tard. Alors, lorsque les parachutistes de l'armée britannique avaient entamé leur cérémonial de rafales d'ogives, Ceallach avait courru de tout son saoul, jusqu'à ce que ses poumons la brûle et que l'oxygène en devienne toxique. Ce fut là, l'haleine corrodé par l'angoisse, devant les appartements de Rossville qu'elle l'avait trouvé. Blessé à la jambe, guibole sanguinolente dans la crasse et les bris de verres a ramper sur le sol comme un cabot des caniveaux dans l'espoir d'échapper à une nouvelle rasade de plombs. Son sang s'était figé dans ses veines pour aussitôt paralyser son âme. Trop tard... Trop Tard... Et lorsqu'elle avait hurlé son nom, c'est l'ultime déflagration qui avait couvert sa voix. Horreur, elle n'avait pas pu y croire non. Même lorsque du fond de son être, elle avait exulté sa bile et qu'elle l'avait vu tomber, l'étoile vermeil entre les omoplates. Il était tombé. Sans l'entendre. Sans la voir. Il était tombé sans même savoir pourquoi. Et lorsqu'elle avait prit son corps mou entre ses doigts, c'est son regard qu'elle avait imprimé dans son coeur avant qu'il n'expire à tout jamais. C'est encore ce regard, qui la pousse à braquer les mensonges et à raquer l'imposture. Pour lui. Pour ce qu'il n'a jamais su et qui la hante encore lorsque vient la nuit.[1972 - 1981] Il lui fallu toute sa volonté. Celle de fer. Celle d'airain. Pour se relever de ce drame. Tout lien coupé avec cette famille qu'elle eut tant aimé, Ceallach sombra dans une hargne qui la propulsa sur le devant de la scène conflictuelle.  Chasseuse de guerre. Traqueuse politique. Ceallach remarque les incohérences entre ce qui fut laissé croire au peuple et ce qui se trama vraiment dans l'ombre. Alors, elle se faufila dans les rangs britannique du gouvernement. Simple secrétaire. Simple employée de cabinet. Un statut pour la rendre transparente, fantômatique dans les affaires gouvernementales. C'est ainsi qu'elle se fit sa place, Ceallach. Qu'elle travailla avec acharnement sur ce qui deviendra un véritable scandale dans les actions politiques.  Et son existence prendra là un virage à 180°, au début des années 80. [1981 - 1987] Evidemment, elle s'attendait à ce qu'on veuille sa mort. Avec sa verve inaltérable et sa manière de faire sauter tout les verrou de la vérité - des ennemis, elle en a la pelle et de tous les côtés puisqu'elle même se refuse à en prendre un. Menaces, tentatives de meurtres, guet apens, tentative de corruption... Un quotidien qui ne lui fait pourtant pas démordre les crocs à Ceallach la poussant d'ailleurs à raffermir sa prise autour de la gorge de ses détracteurs. Ses papiers sont devenus sources d'inspirations pour beaucoup - et si la population jusqu'ici museler n'osait véritablement se positionner par peur des représailles, Ceallach est - bien malgré elle - l'instigatrice d'un mouvement de prise de conscience à échelle nationale.  Elle laisse des gorges chaudes partout où elle passe. Celle de Margaret Tatcher surtout, lorsque de sa plume cinglante, elle soulignera l'incapacité de cette dernière à rétablir un ordre autant moral que équitable dans le pays ayant influencé ce cher Voltaire. De quoi ébranler la dame de fer, qui, loin de passer outre se décidera à envoyer un chien d'agent du MI6 à ses basques. Liam. Liam Il lui donnera du fil à retordre, cet homme, avec ses grands airs de dandy sur la figure et son empressement dans le jeu de manipulation qu'il tentera de diriger. Mais à cette stratégie, la belle a toujours été meilleure ; C'est ainsi que durant de longs mois, à le coincer dans ce jeu de dupes, elle l'etouffera dans ses filets. Tel est prit qui croyait prendre. Confidences sur l'oreiller, traitrise douce amère de la couronne. Il la laissera sauve dans ses desseins, le coeur émietté par la non réciprocité de ses sentiments. Cependant, de cette relation aussi éphémère que les promesses qu'elle lui susurra à l'oreille, lui restera la confession d'une vague d'assassinat commandité par les britanniques, celle des pourparlers dans l'ombre de l'IRA et de la couronne, cachés aux yeux de la plèbe ignorante. Ceallach frappa fort. très fort. Jusque dans l'échine du conflit lorsqu'elle divulguera toutes ses investigations au grand jour.[octobre 1987] Bon en vérité, elle n'avait pas vraiment prévu de se retrouver dans cette histoire. C'était pas vraiment écrit - pas comme son fichue papier publié après qu'elle  eut soulevé l'idée selon laquelle le ravitaillement d'armes de l'IRA ne pouvait pas vraiment venir de Lybie. D'une part, parce qu'elle avait retrouvé des munitions ne correspondant absolument pas aux armes fournies par les Lybiens ( parce que oui, la jolie tête blonde avait apprit les bases de l'armement et de sa nomenclature.) et d'autre part, le contexte interne à l'IRA laissait planer le doute quant au maintien de son influence au travers les affaires  internationales. Ouais, c'était bien trop louche pour pas qu'elle se mette en tête d'en souligner l'incohérence. Rien de plus. - Et là, elle s'était retrouvée la tête à l'envers, l'horizon à la verticale, suspendue à un point de gravité qui n'avait rien de Newtonien. Alastair était entré dans sa vie avec fracas mais surtout avec véhémence. Sans toquer - bien sûr, c'était pas son genre à cet homme - mais en soufflant toutes ses convictions à la manière d'un cyclone. Et sur les ruines - fraichement  démolies - de tout ce qu'elle avait toujours cru, il avait érigé son trône et elle... Elle l'avait laissé faire dans le vacarme de son âme se disloquant contre la sienne. Le vouloir par dessus la vérité à laquelle elle s'était conformée jusque là, l'acculer dans ses retranchements jusqu'à lui en faire perdre la raison. Le rendre fou ; et de ses yeux  polissons, et de ses doigts fougueux, et de sa bouche fatale. Jouer, perdre. gagner. Miser. Faire tapis. se coucher. Un coup d'bluff du destin auquel elle s'était pas attendu et avec lequel elle devait apprendre à manier ses cartes en reine de coeur indétronable. Et son coeur, justement... Son coeur. Son coeur intoxiqué de lui, de tout ce qu'il prodiguait sur sa peau, de tout ce qu'il remuait dans sa chair et de cette manière bien à lui qu'il avait de la désirer à en saccager la terre entière. C'était dévastateur mais vivifiant. C'était chaotiques mais incroyable. Et pour lui, elle s'était damné Ceallach, et c'était foutrement bon. [Avril 1988] De toutes les fins qu'elle avait imaginé, celle-ci était la plus belle qu'elle puisse envisager. Pour lui. Même s'il la haïrait d'avoir interféré dans ses plans. Alors lorsqu'elle avait comprit le traquenard dans lequel il filait tête baissée - comme il faisait toujours d'ailleurs l'effronté - elle n'avait pas hésité à le rejoindre. Bien sûr, il n'avait rien voulu entendre : avec ses grands airs de tyran et sa gueulante acerbe, il avait houspiller sa rage à la voir débarquer au beau milieu d'un de ses business. Alors, elle s'était plantée là, les bras croisés et les canines affûtées prêtes à broyer d'la barbaque, feulant ses infos jusqu'à ce que ça rentre dans son satané crâne. Pour le reste… Ils s'étaient pointés bien sûr - leurs mines débraillées et leurs flingues défouraillés prêts à faire pulser leurs balles. Cette fois encore, elle ne s'était pas trompée, Ceallach. Pour autant, et bien que les supplications de l'Homme ricochèrent dans sa cervelle de sale gosse, elle se confronta à son destin sans faillir à la tâche dont elle s'était investie ; cerbère suprême aux jours de son amant, la gueule béante déterminée à déchiqueter leurs charogne.  Et Rien, pas même lui, n'aurait put la détourner de sa volonté farouche à abattre le glaive sur leur cou. Alors bien sûr, elle ne l'avait pas sentie. Cette saleté de balle. Venue se loger dans sa cage thoracique.   Ce n'est que lorsque le blizzard s'était distillé dans ses veines qu'elle avait comprit, Ceallach. A genou, d'abord. Les mains sur le tissu grenat, ensuite. Et la douleur, l'indicible douleur. ça s'était fini comme ça. Ses yeux ouverts sur l'expression affligé de son Roi auquel elle offrit son dernier râle de stupéfaction. La peur de le perdre plus que de mourir vint lentement eteindre ses prunelles jadis gorgées d'un feu dévastateur, consumée jusqu'au squelette de sa passion pour lui. Elle, qui avait tant de fois jouer sans perdre, venait de finir échec et mat.  [1988 - Aujourd'hui]La mémoire
perdue, elle s'était réveillée sous un amas d'humus mouillé dans une forêt humide. Le gout de la terre dans la bouche, la peau maculée de sang coagulé. Ce fut l'errance d'abord, sur le bord de la route, percutée par des flash taraudant son esprit. Elle ne se souvenait de rien ou de si peu de choses. Son prénom en écho lancinant sur le fond de ses souvenirs et quelques autres bribes - insuffisante à éclairer sa lanterne. Revenue d'entre les morts, c'est au moyen de ce nouveau don incendiaire et incontrôlable qu'elle reprit place dans ce monde. Elle ne savait pas qui elle était Ceallach, mais elle savait en revanche qui elle n'était pas : elle n'avait jamais été de ces âmes fragiles, altérée par les tribulations de ce monde - ça, elle le sentait jusque dans ses tripes et bien qu'un manque absolu s'imposa dans son coeur sans qu'elle en comprenne l'origine, elle prit possession de cette nouvelle existence. Sa déambulation s'accompagna de rêves étourdissant - un tapage incessant dans son cerveau qui la poussa à retrouver la source de tout ce tintamarre. Partie en chasse dans le monde entier, elle retrouva ses premiers amours du journalisme en tant que reporter sans frontières et rejoignit sa constellation de laquelle elle apprit sa nouvelle condition. Et puis, petit à petit, elle se fit à l'idée de ne jamais retrouver celle qu'elle fut, jadis. Si aujourd'hui encore, elle récolte de temps à autre des images d'antan, elle ne poursuit plus sa propre vérité pour se concentrer sur celle de cette planète. Aucun conflit, aucune guerre n'échappa à son oeil belligérant. C'est ainsi qu'elle va, Ceallach, parmi les  gravats des querelles humaines, pointant du doigts les dysfonctionnement de cette terre. Avec panache et véhémence, comme elle le fit toujours.


Dernière édition par Ceallach Heathcliff le Dim 14 Mar - 19:58, édité 15 fois
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 17:58

Toi, toi, toi, ma lionne, ma tigresse, ma sauvageonne ! Te voilà enfin, Ceallach qui vrille mon cœur et qui hante mon âme ! Viens viens viens, que j'te rafraîchisse la mémoire jolie rebelle des temps modernes. JE T'AIME, PARFAITE TELLEMENT PARFAITE ohno coeur
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 18:13

@Alastair O'Connor
*embarque Al*
Aller hop. suffit d'parler toi. On a des choses à faire.
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 18:27

@Ceallach Heathcliff Oh ouais, j'ai une foutue mémoire à rafraîchir et j'parle pas que d'l'esprit. *censure censure censure*
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 18:44

Bonne fête cutie queen

Rebienvenue sur le forum et bonne continuation pour ta fiche !!
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 18:48

Re bienvenue avec cette belle bouille !
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 18:55

REBIENVENUE I love you
tu es parfaite, mais tu le sais déjà I love you
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 18:58

Re-bienvenue sur le forum !
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 19:04

Rebienvenue joy
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Sam 13 Mar - 19:24

Rebienvenue kisskiss
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Dim 14 Mar - 16:21

Rebienvenue parmi nous keur keur
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Dim 14 Mar - 18:29

Que voilà une belle madame.

Bienvenue ici, hâte d'en savoir plus sur ton irlandaise. Au plaisir de te rencontrer en rp belle dames gni
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Dim 14 Mar - 19:08

re-bienvenue à toi kisskiss
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Mer 17 Mar - 12:32

Hihi merci à tous !
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(#) Re: Ceallach - Et ton corps qui se tord seulement pour me plaire, Mais tu sais moi je mords tes rêves imaginaires    Mer 17 Mar - 19:16


fiche validée
   - félicitations ! -

   
Mais quelle femme ohno keur Nous allons être amies et non, tu n'as pas le choix hmhm J'ai vraiment beaucoup aimé ta fiche bril Toutes ces précisions historiques, c'est beau, ça fait battre mon petit coeur ohno Du coup je ne te fais plus attendre et je te valide avec plaisir tinyheart

Les petites choses à faire après sa validation :

Maintenant que votre personnage a été validé, il ne vous reste plus que quelques petites choses à faire avant de pouvoir vous lancer dans l'aventure en RP tinyheart Tout d'abord, n'oubliez pas de remplir tous les champs de votre profil (sauf ceux ne vous concernant pas, évidemment). Ensuite n'oubliez pas de créer votre fiche de liens, très importante pour que nous puissions vous demander de super liens et des RPs owi Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi créer un téléphone, pratique quand on veut communiquer avec quelqu'un qui ne se trouve pas sur le même continent hi Et, pour les immortels, rendez-vous ici pour proposer vos constellations cutie Et voilà, vous n'avez plus qu'à vous amuser, bon jeu sur Ad Vitam Aeternam wow
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