Nouvel an 2015/2016 rp

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Nouvel an 2015/2016 rp

Message par Pulsat le Mer 30 Déc - 8:23

On ne sait pas vraiment d'où vient le père Noel ? Du Nord , ok ...
mais a t on jamais imaginé comment il est venu au monde ?

"Une nuit pas comme les autres, une légende peut-être ..."

La neige était au rendez-vous, dans les plaines des terres argentées comme sur les plus hautes montagnes. Le gibier rare, la chasse ne durait parfois que quelques minutes et souvent plusieurs heures. Ce sont les dommages collatéraux de l’hiver et il faut s’y préparer. J’en accepte l’augure.
Une femme publiquement vilipendée vociférait à l’encontre de ses bourreaux.

Une sorcière ? Une vagabonde ou tout simplement une voleuse ?
Elles étaient de plus en plus nombreuses et rationnelles, si bien qu’elles se volaient entre elles …
Néanmoins, c’était une femme, un être humain et je devais intervenir, avec diplomatie ou pugnacité si besoin.
                                                                           
« Puis-je savoir pourquoi vous maltraitez cette vieille femme, nobles seigneurs ? » demandais-je.
« C’est une sorcière, une voleuse, elle n’a que ce qu’elle mérite ! » rétorquait un jeune effronté, à peine plus vieux qu’un daguet tétant sa mère.
«  Ces accusations sont graves, as-tu des preuves de sa culpabilité ? Insistais-je !
« Nul besoin de preuves, elle porte la marque des sorcières, un chat tatoué sur son épaule. Elle sortait du bastion de la redoute, les poches remplies de pommes de terre que nous avions conservé pour cet hiver. Haro ! Haro sur la sorcière ! »
Une volée de pierre cingla l’air humide et glacial et blessa le visage tuméfié de la femme.
Le plus âgé prit la parole, belliqueux.
« De quoi te mêles-tu le sorcier ! Retourne jouer avec tes livres de magie et laisse nous rosser cette folle en paix ! » s’exclama-t-il en riant.
                                                                                                       
Ces dents étaient pourries vraisemblablement de par leur couleur, d’ailleurs, les quatre de devant explosèrent sous le coup porté.
« Mes livres ne servent pas uniquement à m’instruire, comme tu peux le constater. D’abord, ce n’est pas un chat mais une panthère noire tatouée sur l’épaule de cette femme, elle n’est pas si vieille que cela, mais porte les stigmates de votre férocité. Ensuite, une sorcière vous aurait certainement dépouillé et empoisonné avant même que vous puissiez l’attacher à cet arbre… » affirmais-je.
Tandis que les trois compères, surpris par la rapidité et l’efficacité de la correction reçue par leur chef, tentaient de s’approcher, arme à la main. Je glaçais leurs membres supérieurs et inférieurs, les empêchant ainsi de se mouvoir et d’abattre sur moi leur courroux.
«  Je n’ai pas terminé ! » criais-je !
« Vous exploitez ces terres, vous vous octroyez le droit de propriété d’un domaine qui vous honore de nourriture à foison, toute l’année. Cette femme ne voulait que nourrir son bébé. J’ai découvert un panier avec ce petit homme emmitouflé dans des couvertures, dormant paisiblement à l’orée de la forêt. » dis-je.
                                   
L’édenté se releva difficilement, haletant, malgré l’ampleur de sa blessure, il parvint à bondir vers moi, fou de colère. Il tenta de briser son bâton sur ma tête. En vain.
Je libérais la prisonnière, épuisée, pourtant, elle courut vers le bambin, perdant en chemin un morceau de tissu sale et troué.
Le fracas des bateaux tossant le quai tout proche, annonçait des vents marins violents. Je courus rejoindre la mère et l’enfant, tout en rapportant le mouchoir, ou plutôt ce qu’il en restait.
« C’est au petit ? » demandais-je.
« C’est ce que je suis venu rechercher, dit-elle, je préfère mourir de faim plutôt que de manger leurs légumes infectes, souillés par leurs mains dont le fouet frappait leurs serfs. Ils m’ont poursuivi dans la forêt, violé et frappé sans vergogne. Dans la douleur, j’ai réussi à m’enfuir et j’ai perdu dans ma course ce morceau de tissu que mon petit Noël suce et triture. Il fait ses dents. »

La couleur de ses yeux était d’un bleu étincelant, elle ne pensait plus aux humiliations dont elle venait d’être la victime. Sa préoccupation subsistait dans un panier, la chair de sa chair. Les couvertures d’un rouge vif dévoilaient un petit visage d’albâtre. Un bonnet rouge recouvrait sa tête et la couronne blanche sur son front donnait à ce petit l’apparence d’un personnage que nous connaissons bien de nos jours.

« As-tu un prénom ? D’où viens-tu ? » lui demandais-je.
« Je viens du Nord, j’élevais des rennes, jusqu’à ce que mon mari soit tué et jeté dans la fosse commune comme un vulgaire pantin. On m’appelait ‘la mère Noêl’, le prénom de mon mari et aujourd’hui celui de mon fils. J’ai juré qu’il serait bon, qu’il aiderait les déshérités, les malheureux, principalement les enfants. Mais, dans ce monde, comment espérer accomplir un tel miracle ? » ajoute-elle.
Son regard blêmit. Elle prit le panier et l’enfant, regarda derrière elle pour s’assurer que les mécréants ne la suivaient pas. Ils n’en avaient plus les moyens de toute façon. Mais par prudence, je m’assurai qu’ils ne nous feraient pas d’ennuis.
Je rattrapais la malheureuse, avec amabilité je lui proposais le gite et le couvert dans ma demeure. Pour le petit, affamé et transi de froid, elle accepta.
Mon antre était modeste, je ne vivais qu’avec le strict nécessaire à l’instar de mes confrères magiciens. Dans l’étable, les huit magnifiques rennes bramaient à notre arrivée. Ce qui fit sourire le petit Noêl et sa mère. D’un geste indolent de ma main, je donnais l’ordre aux animaux de se cabrer et de réer de plus belle. L’euphorie fut éphémère mais elle réchauffa le cœur de cette petite famille.
Les années passèrent, Marie-Noëlle comme je l’appelais était resté auprès de moi. Le petit passait son temps avec les rennes et à offrir des cadeaux à ses camarades. Il confectionnait des embarcations, des traineaux, des carrioles en bois qu’il stockait sous le sapin jouxtant la maison. Chaque sapin devrait avoir son jouet !
Il racontait qu’il apporterait des cadeaux à tous les enfants du monde et même de l’univers, si toutefois il y avait des enfants.
                                                                                           
« Un jour, vous verrez, accompagné de mes rennes, je comblerai vos maisons de trésors ! » riait-il.
Mais ce n’est peut-être qu’une légende après tout.


Dernière édition par Pulsat le Mer 30 Déc - 9:43, édité 1 fois

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Re: Nouvel an 2015/2016 rp

Message par Pulsat le Mer 30 Déc - 9:42

Grosse fatigue, j'ai modifié le titre ...

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